Introduction
La fin d’une saga légendaire est toujours un événement, mais avec Mission: Impossible – The Final Reckoning, on s’attend à un véritable séisme cinématographique. Pour moi, c’est la définition même du film d’action à l’américaine : puissant, visuellement époustouflant et porté par un casting 5 étoiles.
On l’attendait de pied ferme, cette suite directe qui clôture le diptyque entamé en 2023. On y retrouve évidemment les mêmes excellents acteurs et l’iconique Tom Cruise dans la peau d’Ethan Hunt, prêt à tout pour sauver le monde une dernière fois.
Mais ce qui frappe d’emblée, c’est l’ambition démesurée du projet. Ce film, au budget pharaonique avoisinant les 400 millions de dollars, se fait clairement ressentir à l’écran. Cette qualité de production prouve le niveau technique hallucinant que l’on peut atteindre aujourd’hui dans le cinéma d’action.
Le casting au complet :
L’équipe IMF et les alliés indéfectibles :
- Tom Cruise dans le rôle d’Ethan Hunt
- Ving Rhames dans le rôle de Luther Stickell
- Simon Pegg dans le rôle de Benji Dunn
- Hayley Atwell dans le rôle de Grace (devenue centrale depuis la partie 1)
Les antagonistes et personnages ambigus :
- Esai Morales dans le rôle de Gabriel (l’ennemi principal lié à l’Entité)
- Pom Klementieff dans le rôle de Paris (dont le destin est laissé en suspens)
- Henry Czerny dans le rôle d’Eugene Kittridge (Directeur de la CIA)
Les nouveaux venus et retours événements :
- Angela Bassett de retour en Erika Sloane (désormais Présidente des États-Unis ?)
- Holt McCallany dans le rôle du Secrétaire à la Défense Bernstein
- Nick Offerman dans le rôle du Général Sydney
- Hannah Waddingham (rôle encore mystérieux, mais clé)
- Rolf Saxon dans le rôle de William Donloe (le retour culte de l’analyste du tout premier film !)
2h45 de tension pure : Est-ce le film de trop ?
Déjà qu’il s’agit d’une œuvre conçue en deux parties, comme nous l’évoquions plus haut, ce dernier volet ne manque pas de courage. Il affiche une durée avoisinant les 2h45, ce qui est colossal, même pour les standards actuels du film d’action. La question légitime que tout le monde se pose est donc : est-ce trop long ? Est-ce le quart d’heure de trop ?
Eh bien, ma réponse est un non catégorique.
Bien sûr, d’un point de vue extérieur, il est facile de critiquer l’abondance d’effets visuels (VFX) ou la densité du scénario. MAIS, le film reste d’une intensité folle du début à la fin, et c’est là que réside toute sa cohérence. On ne voit pas le temps passer.
La saga Mission: Impossible possède cette recette unique, ce « Wow factor » capable de vous scotcher à votre siège, peu importe le minutage. Sur ce point précis, la gestion du rythme est maîtrisée : c’est un grand OUI.
Une distribution 5 étoiles : Entre nostalgie et performance
Comme nous l’avons vu, le casting est un modèle d’équilibre. On retrouve avec plaisir le noyau dur de l’équipe. C’est assez amusant de constater que certains, comme le fidèle Ving Rhames, sont là depuis le tout premier volet en 1996. Ils ne sont plus tout jeunes (haha !), mais cela n’enlève absolument rien à la qualité de leur jeu. Au contraire, cette maturité apporte une cohérence et une profondeur émotionnelle à la vision globale du film.
Tom Cruise prouve d’ailleurs qu’il est inarrêtable. Il a même confié en interview que tant que la forme serait présente, il continuerait les films d’action. Une déclaration qui résume bien la puissance du personnage.
Un petit bémol cependant Mon seul regret concerne le traitement d’Hayley Atwell. Bien qu’elle soit un personnage central, son écriture la rend parfois un peu agaçante (« pimbêche »). Il est surtout dommage de voir une actrice de ce talent parfois réduite à des plans purement esthétiques, mettant en avant son décolleté là où son jeu aurait suffi à capter l’attention. Elle méritait mieux.
En revanche, Angela Bassett est, comme à son habitude, magistrale. Je l’avais adorée dans la série American Horror Story et elle confirme ici son charisme incroyable. Elle impose le respect dès qu’elle apparaît à l’écran.
En résumé : un casting 5 étoiles pour un film qui tient ses promesses.
Le film en soit :
En soi, ce n’est absolument pas le film de trop. Mission: Impossible est une saga qui évolue dans son propre univers, une classe à part. Si le scénario reste sur une base simple et efficace, c’est sur l’exécution technique que le film écrase la concurrence. Les effets sonores, le mixage, l’immersion visuelle : on sent clairement que la franchise se situe un cran au-dessus du reste de l’industrie. C’est là que le budget explose, et ça se voit à l’écran.
Le choc du réel face au tout-numérique Ce qui est fascinant, c’est cette volonté de pousser le curseur toujours plus loin à chaque opus.
Là où un Marvel va souvent se reposer sur des « fonds bleus » et des acteurs courant sur des tapis roulants en studio, ici, l’authenticité prime. Quand on voit Tom Cruise enfourcher une moto pour sauter dans le vide, il saute vraiment dans le vide ! Je ne saurais l’expliquer scientifiquement, mais cette prise de risque se ressent immédiatement à l’image. Le spectateur perçoit inconsciemment le danger réel. Bravo à Tom Cruise de conserver cette folie créatrice.
Une surenchère maîtrisée Sans vous spoiler, je vous garantis que vous ne verrez pas le temps passer. Et contrairement à une saga comme Fast & Furious – qui finit par envoyer des voitures dans l’espace au mépris de toute logique – Mission: Impossible garde les pieds sur terre (ou presque). Le curseur de l’action est poussé à l’extrême, oui, mais cela reste utile au récit et « crédible » dans cet univers. C’est la preuve que l’on peut dépenser des millions tout en respectant l’intelligence du spectateur.
Les images du film
Conclusion : Le dernier des géants ?
Alors, bon ou mauvais film ? Je dirais que c’est un très bon film. Certes, il n’a pas la densité narrative d’un Oppenheimerou la portée contemplative d’un Dune, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande. On veut du grand spectacle, du « plausible » dans l’impossible. Mission: Impossible s’assume pleinement comme un blockbuster à gros budget, le roi du film « pop-corn », mais réalisé avec une excellence rare.
La suite de trop ? Peut-être. On peut légitimement se demander pourquoi faire encore et encore des suites. La nostalgie joue un rôle évident. Récemment, je revoyais Last Action Hero : c’était un film « brain off » (on débranche le cerveau) mais qui tentait quelque chose d’unique, d’original. Ici, la saga reprend la même recette, mais elle pousse le curseur toujours plus loin pour atteindre un nouveau niveau (« lvl ») de spectaculaire.
Au final, Tom Cruise est peut-être le dernier rempart d’une certaine idée du cinéma. Grâce à lui, on produit encore des films qui ne se feraient plus aujourd’hui car jugés trop chers, trop longs et trop risqués par les studios.
Merci à Mission: Impossible pour ce voyage, car comme le dit si bien le film :
« Notre vie est la somme de nos choix. »

Laisser un commentaire